Historique

En 2015, les services de santé ont déménagé de l’Hôpital Royal-Victoria pour s’installer dans le nouveau super-hôpital CUSM du site Glen. Trois ans plus tard, en 2018, le Gouvernement du Québec a annoncé l’autorisation pour l’Université McGill d’explorer l’utilisation de la moitié des pavillons (pavillons L, M, S, A et E) pour développer un nouveau campus d’ici 2027. Le gouvernement a ensuite accordé à McGill 37 millions de dollars pour financer une étude sur la faisabilité d’un développement du site. Depuis août 2020, le Pavillon Ross du Royal Victoria sert de refuge temporaire pour sans-abri, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. 150 lits y ont été installés.

Le gouvernement a mandaté la Société québécoise des infrastructures (SQI), l’agence provinciale qui gère les propriétés provinciales, de réaliser un plan directeur pour l’utilisation future de l’ensemble du site (y compris pour les pavillons non-proposés à devenir des campus de McGill, soit H, R, F, C, X, et éventuellement le Allan Memorial Institute).

Lors de ses consultations, la SQI a rencontré 200 membres de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU). L’IDU a proposé des projets capitalistes, tels des hôtels à but lucratif, des appartements de luxe, des bars et des restaurants pour ce site.

Le SQI a également rencontré des groupes membres de notre coalition.

La SQI fera des propositions au Conseil du Trésor du gouvernement provincial et le Conseil du Trésor prendra ultimement les décisions concernant l’avenir du site.

Que signifiera ce processus pour le public ?

L’Université McGill va probablement acquérir la moitié des pavillons pour un campus. La coalition n’est pas opposée à ce que McGill utilise une partie du site pour un campus, mais nous insistons pour que la propriété reste dans le domaine public et soit préservée de toute privatisation.

En ce qui concerne les autres pavillons de l’ancien hôpital Royal Victoria, leur avenir reste incertain. Bien que les fondateurs de l’hôpital aient sagement stipulé dans l’acte de transfert que le site devra être utilisé pour le soin et la guérison, rien ne garantit que cette disposition soit toujours juridiquement contraignante. Ce qui est certain, c’est qu’aucun des principes régissant le processus de planification de la SQI ne donne la priorité aux utilisations sociales du site.

Tel que mentionné plus haut, la SQI a organisé des réunions consultatives avec les diverses parties prenantes et des visites guidées du site. Toutefois, il ne s’agit pas véritablement d’une consultation publique (l’Office de consultation publique de Montréal en fera une en 2021).

Notre coalition a lancé une étude avec le Réseau de recherche universités-communautés (CURE) pour combler ces lacunes dans l’approche de la SQI.

Pour plus d’information sur le processus de planification de la SQI, voir la documentation accessible sur leur site internet.